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Alfredo Garzõn - Ses pensées



n Mon oeuvre peut faire vibrer intuitivement, sensiblement, instinctivement, parce qu'elle est primitive, instinctive, intuitive.

n Lorsque l'oeuvre est terminée, je souffre beaucoup. Je reste insatisfait...mais de cette insatisfaction naît une idée nouvelle. Je sais que la prochaine oeuvre sera le résultat de l'insatisfaction produite par l'oeuvre précédente et une nouvelle insatisfaction qui me permettra d'aller plus loin.

n Tu sais l'être primitif est spontanéité. L'être social, complexité. Celui qui sait allier les deux est simplicité.

n C'est difficile de coordonner tout ce que l'on pense. Quelquefois, quand je regarde, je ne sais pas si ma pensée va dans un sens destructif ou constructif, mais essaie que toute la merde que j'ai dit soit constructive.

Avec ton intelligence et ta sensibilité tu peux faire la différence.


n Ne jamais rien avoir de définitif ou de programmé. Voilà la technique la plus en accord avec ma façon d'être: relativité totale jusqu'au bout..


n Quand j'écris ces mots, j'ai peur, une peur que tu ne peux pas imaginer. Lorsque j'écris ces mots, je les fixe, ils prennent alors un caractère définitif, mais toi, pose les à ton équation. Je te les donne avec la simplicité et l'humilité d'un indien.

n Je crois que dans l'acceptation d'être soi. Quelque chose peut commencer vraiment. Cela peut mener à la folie créatrice. Attention. Pour cela tu dois te reconnaitre en tant qu'être simple, normal...mais conscient.

n Je t'aime et je me méfie de toi. C'est mon oeuvre et c'est toi. Je ne crois jamais, ne veux jamais savoir.

n Longtemps, je me suis noyé pour apprendre la sagesse des autres, et j'ai appris beaucoup. J'etais fasciné par les choses simples qui mènent à la sagesse, jusqu'au jour ou j'ai compris qu'il fallait que je parte de ma propre complexité. Pour arrivé à ma sagesse, il fallait que je digère.


n Souvent, je ne trouve pas d'autre mot que "magie" quand une oeuvre me fait comprendre la réalité sans trop d'effort, d'une façon douce.

n L'art se subdivise en expressions différentes. Mais il existera toujours un art qui s'approchera mieux de la création authentique.

n Mais, je n'oublie pas que dans tout cela existe un degré de connaissance, un degré de hasard mélangé à l'instinct et à l'intuition.

n J'aime les choses complexes et contradictoires. Pour moi, cela signifie être ouvert à tous types de possibilités jusqu'au moment où il faut faire un choix. A ce moment, tout devient simple.

n Si tu commences à t'accepter tel que tu es, tu courras moins le risque de te "casser la gueule". Cette acceptation ne peut que t'enrichir car l'amour enrichit.

n Je déteste expliquer. Encore moins mon oeuvre. Mais cela est peut-être utile pour trouver plus facilement ses erreurs.

n Quand les éléments composants travaillent d'une façon claire, harmonieuse et organique, c'est le résultat d'une recherche intellectuelle et spirituelle.

n L'angoisse de commencer une oeuvre m'étreint dès les premières lignes : une sorte d'excitation. En obéissant aux nécessités qui surgissent à chaque seconde, on change de type d'excitation.

n Regarde, moi j'essaie de voir, pas seulement ce que je veux, ni ce que je peux, mais ce qui est.

n Ta richesse, c'est d'être précisément cet animal, et c'est sur ce point que j'essaie de diriger le langage de mon oeuvre... en passant par la domestication de la société.

n Jamais une force n'est négative, tout dépend où on la place... toujours avec amour.

n Tout est tellement triste. Mais quand tu digères la tristesse, tu as déjà fait la moitié du chemin vers la joie.


n Tu dois savoir qu'il existe d'autres êtres que toi, même si tu n'es pas grand-chose, reconnais-le : cela s'appelle l'amour.

n Mon oeuvre peut servir, peut-être, à bien des choses, mais ce dont je suis sûr, c'est que je vous emmerde.

n Je crois que dans l'acceptation d'être soi, quelque chose peut commencer vraiment. Cela peut mener à autre chose : peut-être à l'excitation, peut-être à la folie créatrice. Attention, pour cela, tu dois te reconnaître en tand qu'être simple, normal...mais conscient.

n Nous voudrions tous changer la société, mais ne te trompe pas, le vrai changement est en toi.

n Hier, aujourd'hui, demain... Passé, présent, futur... C'est difficile la réalité.

n Je t'aime et je me méfie de toi. C'est mon oeuvre et c'est toi. Je ne crois jamais, ne veux jamais savoir.

n La recherche de l'équilibre est si complexe:elle commence par un dialogue avec mon physique, mon psychique et mon intellect, et cette recherche continue avec le physique, le psychique et l'intellect de tous les autres individus. Cette recherche s'accroit avec l'intensité de la vie : c'est la raison pour laquelle je l'aime, la vie.

n Lorsque l'oeuvre est terminée, je souffre beaucoup, je reste insatisfait... Mais de cette insatisfaction naît une idée nouvelle. Je sais que la prochaine oeuvre sera le résultat de l'insatisfaction produite par l'oeuvre précédente et une nouvelle insatisfaction qui me permettra d'aller plus loin. Ce sentiment de n'être pas arrivé à ce que je désirais m'oblige, d'une certaine façon, à vivre et à faire une autre oeuvre.

n Je me méfie de mon adresse.

n Lorsque je pars dans mon oeuvre je ne sais pas où je vais, jusqu'à ce que le l'ai achevée.

n Pense à toi. Quand tu penseras que tu peux te donner quelque chose, tu donneras aux autres.

n Je continue à me répéter, tu sais. J'ai le devoir de te dire ce que j'ai appris. Ceux qui m'ont appris ont eu le devoir de m'apprendre. Pour cette raison, tu dois savoir, même si ça te dérange... Cela t'obligera à changer.

n Tu peux créer. Tu as "ta" folie. Cependant, tu dois savoir que c'est aussi dangereux de "la" chercher que de "la" refuser. C'est tellement difficile de savoir. Il faut oublier... C'est ce que j'essaie de faire.

n Si tu t'acceptes comme tu es, tu accepteras tes défauts. Tu seras plus compréhensible. Alors, aime-toi.

n Tout est une succession de choses, le matin, l'après-midi, la nuit.

n On ne doit pas brûler les étapes, les animaux humains ont besoin d'une chose douce comme le sucre, d'une chose aigre comme le citron, et d'une chose amère comme la vie.

n C'est difficile de coordonner tout ce que l'on pense. Quelquefois, quand j'y songe, je ne sais pas si ma pensée va dans un sens destructif ou constructif... Mais toi, essaie que ce que je tente d'exprimer soit constructif : avec ton intelligence et ta sensibilité, tu peux faire la différence.

n Tu sais, ce que je peux te dire est très triste ; et alors ? L'expérience vécue de la tristesse donne de la valeur à ma joie.

n J'avais horreur de la stupidité et de l'erreur jusqu'au jour où j'ai compris que j'étais un être humain, que si je les acceptais, je pouvais les renverser, les remettre à leur juste place.

n Tu sais, il me manque tout pour savoir : voilà pourquoi je prends du recul par rapport à tout, et d'abord par rapport à toi.

n Tu sais, quand tu agis et penses avec le même naturel, tu ignores toujours ce que tu penses et ce que tu fais.

n Je crois, tu sais, que le plus dur chez nous, les animaux humains, c'est la recherche de l'équilibre fugitif... Et, de ce fait, durable.

n Quand tu penses à moi, j'espère que tu ressens avec la même force ce que je dis, avec mon coeur et avec mes tripes. Comme ça, peut-être, existe quelque chose de vrai.

n J'écris comme je suis, comme je parle, comme je sens. C'est tellement difficile, tu sais, d'accepter que l'on naît sur la terre et que la terre renaît : j'en suis conscient. C'est un passage, peut-être bon ou mauvais, j'essaie qu'il soit bon.

n J'étais très angoissé jusqu'au jour où j'ai compris qu'il fallait savoir perdre. Depuis, je ne perds plus.

n On ne peut s'aimer vraiment si l'on n'aime pas ses déchets, ses erreurs : sa merde.

n Souvent, tu sais, je me demande si on peut comprendre l'enfant, quand on ne comprend pas l'adulte.

n Et on continue, amoureux de la technique, et on a oublié de former sa technique.

n Je pense qu'il ne faut pas dominer la technique, mais surtout pas se laisser dominer par elle. Vas-y ! Dialogue avec elle, pendant qu'elle te sert.

n Tu sais, personne n'est meilleur que toi, il est simplement différent. Aime-toi et aime la différence.

n Je continue à lutter pour être un enfant... Un enfant conscient de ses réalités.

n Tu sais, je ne peux te dire tout ce que je sais, ce n'est guère plus profond que ce que tu connais... Peut-être plus cruel.

n Ne pense pas à moi, sans moi. Ne juge pas. Pourquoi ne comprends-tu pas ?

n Tu sais, l'être primitif est spontanéité. L'être social, complexité. Celui qui sait allier les deux est simplicité.

n N'oublie pas le principe du groupe. Pour cela, commence par toi.

n Tu sais, c'est très dangereux de flirter avec la folie créatrice, parce que l'on flirte alors avec la liberté. Cette liberté est ta discipline : ta prison.

n Rappelle-toi que cette recherche de "ta" folie donne un sens à ta vie et à ta mort. En ce moment, pour ne pas être compliqué, je bois du vin, un vin rouge, et je regarde les céramiques blanches, carrées, et tu sais, nous ne sommes pas plus pour cela : la passion du vin et la domestication de la céramique.

n Je n'aime pas savoir : savoir me paralyse !

 



Alfredo Garzõn

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